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Incontinence, trucs et conseils.

 


Quand devez-vous consulter votre médecin?

Dans le cas d'une miction involontaire, parce que vous ne sentez pas que votre vessie est pleine.

Lorsque les méthodes d'auto-traitement ne donnent aucun résultat.

Ce que révèlent les symptômes

Le problème est assez courant. Plus de 30 % des femmes ont un problème d'incontinence. Bon nombre d'entre elles ont déjà eu des enfants et certaines sont même déjà ménopausées. Cependant, l'âge et les antécédents de grossesse ne constituent pas toujours un facteur d'incontinence», déclare Margaret M.Baumann, médecin, médecin chef adjoint du personnel en gériatrie et des soins à domicile au Centre médical West Side de l'administration des vétérans à Chicago.

Les hommes sont moins susceptibles de souffrir d'incontinence que les femmes, mais ils peuvent également en être affectés, surtout après une chirurgie de la prostate.

L'incontinence est regroupée en trois catégories principales, même si de nombreux facteurs peuvent contribuer au problème. D'abord, il y a incontinence unnaiie d'effort, au cours de laquelle une personne urine accidentellement lorsqu'elle rit, qu'elle tousse, qu'elle éternue ou qu'elle se surmène.

Le problème survient soit lorsque le col de la vessie est muté hors de la portée des muscles internes qui font pression sur elle ou que ces mêmes muscles ont perdu de leur efficacité à cause du vieillissement, d'une chirurgie ou d'une grossesse.



Dans le cas d'une miction incontrôlée, la vessie décide d'elle-même de se contracter et de se vider, malgré les bonnes intentions de la personne de maîtriser le problème. L'accident vasculaire cérébral, la maladie d'Alzheimer et des années de miction forcée afin de compenser aux calculs vésicaux, une hypertrophie de la prostate, ainsi que le vieillissement, peuvent tous provoquer ce type d'incontinence.

«J'explique à mes patients que dans un tel cas, leur vessie agit un peu comme celle d'un bébé », explique Joseph F. Montella, médecin, professeur adjoint et directeur de la Section d'urogynécologie au Service d'obstétrique et de gynécologie du Collège médical de l'université Thomas Jefferson à Philadelphie. « La vessie se remplit à une certaine capacité et donne le signal qu'elle a besoin de se vider. Cependant, elle se contracte afin d'uriner sans que la personne ne puisse la contrôler. »

« Ensuite, viennent les cas de miction par regorgement, où une personne perd complètement sa sensation d'envie de miction. Des médicaments ou des troubles neurologiques progressifs peuvent détruire les terminaisons nerveuses qui informent la personne d'un besoin de miction, explique le Dr Montella.

Le problème de miction par regorgement peut également se manifester après des années de suppression du besoin. « Cela se produit chez les travailleurs de quart, les camionneurs, les professeurs et les médecins, ajoute-t-il. Cependant, quand ils s'y abandonnent, ils ne vident pas complètement leur vessie car celle-ci a perdu de sa puissance. Et une vessie à moitié vide prend moitié moins de temps à se remplir.

Avant de diagnostiquer une incontinence, les médecins examinent différents éléments qui pourraient être la cause du problème, notamment: le delirium (trouble neurologique causé par le vieillissement ou un accident vasculaire cérébral); l'infection (cystite ou maladie transmise sexuellement); la vaginite atrophique (détérioration des muscles causée par un déséquilibre hormonal); les troubles psychologiques (dépression grave); une cause pharmacologique (médicaments sur ordonnance comme les diurétiques, les bêta-bloquants, les antidépresseurs et les somnifères); l'excès d'urine (quantité abondante de liquide ou le fait de souffrir d'une maladie comme le diabète); une motilité restreinte, (qui empêche la personne de se rendre aux toilettes à temps), et la surcharge fécale (constipation grave ou chronique qui affecte également le débit d'urine). «Ces facteurs, seuls ou combinés, doivent tous être considérés avant que le médecin prescrive le traitement.

Cependant, les médecins négligent souvent certaines causes très courantes d'incontinence, déclare le Dr Baumann. Je ne saurais vous dire combien de médecins oublient d'examiner leurs patients pour une infection des voies urinaires, une allergie aux médicaments ou une vaginite. Toutes ces omissions me choquent beaucoup. »

Soulagement des symptômes

L'incontinence peut être si humiliante que bien des gens ont du mal à en parler à leur médecin. «Les victimes sont habituellement très déconcertées, déclare le Dr Montella. De plus, de nombreux médecins se sentent mal à l'aise face à ce problème, surtout lorsqu'ils ne peuvent pas vraiment le diagnostiquer. C'est un cercle vicieux. »

Et puis, il existe toute une publicité autour des couches pour adultes. «En rendant les gens conscients des problèmes d'incontinence, ils essaient de vendre aux victimes la seule solution à l'incontinence: celle de porter des couches. »

«C'est tout à fait faux. L'incontinence n'est pas un phénomène naturel du vieillissement ni du destin de la femme. Et la chirurgie et les couches n'en sont pas les seuls traitements possibles. Si vous obtenez les soins professionnels nécessaires et apprenez ce qu'il faut faire, l'incontinence s'améliorera. Vous vous en trouverez même peut-être guéri», déclare L. Lewis Wall, médecin, titulaire d'un doctorat, professeur adjoint de gynécologie et d'obstétrique à la Faculté de médecine de l'université Emory à Atlanta.

Il est important de consulter son médecin afin qu'il établisse un diagnostic et qu'il prescrive un traitement. Entre temps, suivez ces quelques conseils.

Mesurez votre débit urinaire. « Pour réduire votre débit urinaire, il suffit que vous diminuiez votre consommation de liquides. Si les résultats ne sont pas satisfaisants, les médecins vous demanderont de tenir un registre, durant 24 heures, sur la quantité et la fréquence de votre miction. Vous pouvez utiliser une bouteille de 2 litres pour en mesurer le débit. Une quantité importante d'urine, environ 4 à 5 litres, ne cause pas nécessairement l'incontinence, mais elle pour­rait y contribuer», déclare le Dr Baumann.

Faites l'inventaire de vos médicaments. «Bon nombre de médicaments peuvent favoriser une miction plus abondante ou détendre suffisamment vos muscles pelviens pour vous empêcher de maîtriser cette dernière, déclare le Dr Baumann. Parmi ces médicaments figurent les diurétiques, les inhibiteurs calciques, les antidépresseurs, les sédatifs, certains médicaments contre l'hypertension artérielle et certains antihistaminiques. On pense qu'ils sont l'une des causes d'incontinence chez les personnes âgées », ajoute-t-elle.

«Maîtriser l'incontinence est aussi facile que de changer l'heure à laquelle vous prenez vos diurétiques contre l'hypertension artérielle, soit le matin plutôt que le soir», déclare le Dr Baumann. Demandez à votre médecin si vos médicaments sur ordonnance ou en vente libre pourraient causer le problème et si d'autres médicaments vous réussiraient mieux. «Il existe des médicaments de substitution qui ne favorisent pas 1' incontinence ». déclare le Dr Baumann.

Tonifiez vos muscles. «Les exercices Kegel, bien connus, sont nos exercices préférés pour traiter les différentes formes d'incontinence », déclare le Dr Montella. Si on les pratique correctement et avec assiduité, ils peuvent procurer un soulagement, voire une guérison, chez 70 à 90 % des victimes d'incontinence d'urinaire.

La première fois que vous effectuerez ces exercices, vous découvrirez où se trouvent les muscles qui, une fois fortifiés, pourront interrompre à volonté votre débit d'urine. Vous pouvez insérer un doigt dans votre vagin ou votre rectum, et essayez de resserrer vos muscles autour de celui-ci sans créer de tension sur votre abdomen, vos cuisses ou vos fesses.

Au début, l'exercice peut être difficile, surtout si les muscles sont faibles. «De nombreuses personnes effectuent ces exercices correctement sans avoir lu les instructions », déclare le Dr Baumann. Cependant, si vous n'arrivez pas à ressentir vos contractions musculaires, demandez à votre médecin de vous adresser à un spécialiste qui pourra vous enseigner la méthode.

Un exercice Kegel courant consiste à contracter (ou à resserrer) les muscles de votre vagin dix fois pendant 10 secondes et à répéter l'exercice trois fois par jour. Vous devrez faire ces exercices pendant 8 à 12 semaines avant d'en constater les résultats.

N'effectuez pas ces exercices quand vous allez aux toilettes. « Il est mauvais d'effectuer les exercices Kegel alors que votre vessie se contracte pour uriner», prévient le Dr Montella. «L'exercice pourrait non seulement refouler l'urine dans vos reins, mais il pourrait aussi réduire la capacité de la vessie en renforçant le muscle affaibli. » Vous pourriez de la sorte aggraver votre problème d'incontinence.

Prenez un antihistaminique. «Vous pourrez soulager un cas léger d'incontinence urinaire d'effort à l'aide d'un antihistaminique en vente libre», déclare le Dr Montella. Certains antihistaminiques, ainsi que des médicaments contre le rhume, facilitent la contraction des muscles lisses, comme ceux de l'urètre, qui ne peuvent être volontairement contrôlés.

Cependant, leurs effets ne durent que quelques heures et cessent lorsqu'on les interrompt. « Cependant, ils ne seront peut-être pas efficaces dans le cas d'une incontinence uri­naire d'effort, à cause de l'inclinaison du col de la vessie », déclare-t-il. Par ailleurs, les antihistaminiques ne devraient jamais être pris à long terme sans l'accord préalable d'un médecin. Leur usage prolongé pourrait entraîner certains problèmes et des effets indésirables.

Fixez-vous un horaire. Entraîner votre vessie à uriner sur commande, et non quand cela lui plaît, est une façon efficace de maîtriser voire de guérir, les cas de miction incontrôlée ou d'incontinence de miction par regorgement. Vous pouvez à la fois augmenter la capacité de votre vessie et la forcer à se vider régulièrement. D'abord, noter pendant 24 heures les moments où vous urinez, ainsi que la quantité d'urine, et les écarts entre vos visites aux toilettes ou les épisodes d'incontinence, périodes qui peuvent varier entre une heure ou plusieurs heures. « Le problème se manifeste différemment d'une personne à l'autre, déclare le Dr Baumann. Choisissez donc la période la plus courte entre deux épisodes comme point de départ. »

Pendant une semaine ou deux, respectez l'horaire que vous avez établi, que vous ayez ou non besoin d'uriner. «Dans le pire des cas, vous ne devriez pas avoir de problème en suivant cet horaire», déclare le Dr Baumann.

Cependant, et surtout si vous renforcez les muscles de votre vessie à l'aide des exercices Kegel, vous pourrez reporter de 5 à 10 minutes, toutes les semaines ou deux, vos visites aux toilettes, votre but étant de pouvoir retenir votre urine pendant au moins trois ou quatre heures. «Ne vous alarmez pas si vous êtes incontinent, déclare le Dr Montella. Il vous faut persévérer. Le but de l'exercice est de retenir votre urine et de supprimer toute contraction. C'est à vous de signaler à votre vessie quand vous êtes prêt à la vider, et non le contraire. »

La chirurgie en dernier ressort. « Sauf dans le cas d'une inconti­nence urinaire d'effort qui survient lorsque le col de la vessie est basculé, la chirurgie devrait être votre dernier choix, déclare le Dr Montella. Les interventions qui permettent d'éliminer les influx nerveux jusqu'à la vessie ou d'augmenter la capacité de cette dernière à l'aide de parties d'intestin sont une option à ne pas envisager, à moins de n'avoir aucun autre choix», ajoute-t-il.

Utilisez un siphon. Si les exercices ne se révèlent pas efficaces dans le cas d'une miction par regorgement, vous pourriez opter pour le cathétérisme, traitement non chirurgical consistant à introduire une sonde dans l'urètre, puis dans la vessie, afin de drainer l'urine. « C'est un procédé inconfortable qui exige une certaine coordination, déclare le Dr Montella. Cependant, les gens qui y ont recours apprennent son fonctionnement en moins de 10 minutes. Cette procédure doit être effectuée par un médecin. »

Consultez un spécialiste. Votre médecin de famille pourrait vous aider si vous souffrez d'incontinence, mais il serait préférable de con­sulter un urologue, un gynécologue ou un urogynécologue, spécialisé dans ce genre de problème. Demandez à votre médecin de vous donner le nom d'un spécialiste.

 

 





   
 
 
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