Les cauchemars.



Quand devez-vous consulter votre médecin?

Lorsque vos mauvais rêves vous dérangent ou que leur fréquence vous empêche de vous endormir ou de rester endormi.

Ce que révèlent les symptômes

Vous êtes entouré de petits lézards armés de dents de la grosseur des défenses d'un éléphant et d'affreux yeux exorbités qui vous épient alors que vous vous trouvez immobilisé dans le désert? Eh bien, ce n'est pas un problème si vous dormez !

Tout le monde fait un cauchemar à l'occasion. Vous vous éveillez effrayé, en sursaut, assis rigide dans votre lit, le cœur battant vite, en transpiration. Vous avez peur. Vous êtes comme le petit enfant perdu, qui est effrayé. Et, à mesure que la terreur s'atténue, vous vous demandez pourquoi vous avez eu un tel cauchemar et comment faire pour éviter qu'il se répète.

En général, ce n'est qu'un signe que vous subissez un peu de stress. Ou peut-être encore que vos médicaments contre l'hypertension artérielle agissent trop fortement.


Les psychologues et les spécialistes du sommeil n'ont pas encore déterminé si les rêves reflètent une turbulence émotionnelle. « Cela dépend à qui l'on parle», déclare Mark Mahowald, médecin, directeur du Centre régional des troubles du sommeil au Centre médical Hennepin, à Minneapolis, au Minnesota.

Certains préconisent que les rêves sont des activités cérébrales erratiques que le cerveau endormi essaie de formuler en un scénario. D'autres y attribuent une plus grande signification, notamment des archétypes anciens, des craintes et des désirs refoulés, des solutions symboliques. «Je crois que la signification du cauchemar se trouve quelque part au milieu de tout ça, quoique j'opterais plutôt pour le hasard, déclare le Dr Mohowald. Presque tous les mammifères rêvent. Mon chat rêve, mais je ne suis pas certain de ce qu'il essaie de résoudre.»

Néanmoins, les personnes qui subissent un stress sont plus prédisposées à faire de mauvais rêves. «Les cauchemars sont comme des crises d'anxiété qui ont lieu au cours du sommeil, déclare Paul Gouin, médecin, directeur du programme des troubles du sommeil au Centre médical Ingham à Lansing, au Michigan. Les cauchemars ne signalent pas un état médical grave, mais vous pouvez sûrement vous demander si votre cerveau n'essaie pas de vous rappeler un événement que vous avez réprimé au cours de la journée. »

Soulagement des symptômes

Même si les monstres de vos cauchemars ont peu de signification, vous ne voulez sûrement pas qu'ils vous hantent durant votre sommeil. Que pouvez-vous donc faire à ce sujet ?

Ne perdez pas le sommeil. Et cela, dans tous les sens de l'expression. « Le cauchemar n'est pas la manifestation d'un trouble psychiatrique caché», nous dit le Dr Mahowald.

Rassurez vos enfants. « Dites à vos enfants que tout va bien et que ce n'est qu'un mauvais rêve », suggère le Dr Mahowald. Les enfants ont plus de difficulté à distinguer entre la réalité et les choses bizarres qui se produisent dans les mauvais rêves. Ce serait donc une bonne idée de les inciter à regarder sous le lit et dans les tiroirs afin de leur montrer que les monstres disparaissent au réveil.

Qui est le vrai vilain? Si vos cauchemars rongent votre psyché, vous trouverez peut-être le coupable dans votre pharmacie. « Bon nombre de médicaments peuvent changer dramatiquement l'intensité, le contenu, la quantité et la qualité de vos rêves, affirme le Dr Mahowald. Les gens qui se plaignent de cauchemars doivent d'abord vérifier les médicaments qu'ils consomment.

Plusieurs médicaments délivrés sur ordonnance contre l'hypertension artérielle et la plupart des médicaments contre la maladie de Parkinson augmentent l'activité des rêves et peuvent même provoquer des cauchemars », dit-il. Si vous prenez de tels médicaments et êtes affligé de cauchemars, discutez-en avec votre médecin.

Des médicaments à votre secours. À l'occasion, les médecins prescriront des antidépresseurs tricycliques afin de réprimer les cauchemars. Mais cette solution ne devrait être envisagée que si les cauchemars affectent sérieusement votre sommeil. Les spécialistes du sommeil rejettent l'utilisation de ces médicaments, car ils limitent la période de mouvements oculaires du sommeil paradoxal afin de vous priver complètement de rêves. « C'est tout comme chasser des éperviers avec une grosse carabine», rapporte le Dr Gouin.

Reformulez le scénario. « Lorsque vos rêves deviennent terrifiants, pourquoi ne pas réécrire le scénario?, demande le Dr Mahowald. Si un rêve vous affecte ou si le cauchemar se répète, vous pouvez en changer la fin avant de vous éveiller. » Lorsqu'un rêve se répète, vous pouvez passer en revue la grille du cauchemar plusieurs fois durant la journée, mais en changeant les moments horribles en situations agréables. La nuit, votre cerveau se souviendra des changements apportés et les intégrera à vos rêves.

Parlez de la terreur. « Les cauchemars pouvant représenter un conflit émotionnel caché et non résolu dans votre vie, une forme de thérapie pourrait donc aider. Essayez de trouver ce qui se cache derrière ces cauchemars, conseille le Dr Gouin. Trouvez un ami, un confident ou un psychothérapeute à qui vous pouvez parler de vos mauvais rêves. »

Les terreurs nocturnes

Qu'arrive-t-il lorsque vous ou votre enfant vous éveillez la nuit en poussant un cri perçant ? Est-ce un autre cauchemar ? Peut-être pas. On confond souvent cauchemars et terreurs nocturnes, qui semblent bien similaires, mais qui sont complètement différents.

«Les victimes de terreurs nocturnes ne rêvent même pas», déclare le Dr Mahowald. Les terreurs nocturnes sont analogues au somnambulisme parce qu'elles se produisent dans la phase de sommeil profond, sans rêve.

Contrairement aux personnes qui font des cauchemars, les victimes des terreurs nocturnes ne se réveillent presque jamais. En fait elles sont même difficiles à réveiller. Et lorsqu'elles se réveillent, elles ne se souviennent pas de ce qui les a effrayées ou même de ce qui les a menées à pousser un tel cri d'horreur.

Laissez le temps passer. Les terreurs nocturnes font partie du processus de maturation chez les enfants. « Ces incidents se produisent sans raison, affirme le Dr Mahowald. La meilleure conduite à adopter est de consoler la personne endormie et de la convaincre de se coucher à nouveau. »

« Si ce comportement est potentiellement dangereux, perturbateur ou ennuyeux aux yeux des autres membres de la famille, on peut le traiter au moyen de médicaments ou de thérapies du comportement», suggère le Dr Mahowald.

 

 

 






   
 
 
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