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Gatilier, Nénuphar, Rue officinale.

 


On attribue depuis plusieurs siècles des propriètès emménagogues et anaphrodisiaques au gatilier, agnus castus, petit poivre, poivre de moine ou sauvage (Vitex agnus castus ), arbrisseau de la famille des Verbénacées.

Jadis on cultivait vraisemblablement cette plante à proximité de certaines communautés de moines qui s'en servaient pour inhiber leurs impulsions sexuelles. Les propriétés médicinales du gatilier sont présentes dans les sommitès fleuries, dans les feuilles et dans les fruits qui contiennent, entre autres, de la castine, de la viticine, de la vitexine et de la vitexinine.

Aujourd'hui, il n'est plus d'usage d'avoir recours à ses propriétés anaphrodisiaques, et l'on applique, rarement aussi toutefois, surtout, ses vertus eupeptiques, emménagogues, antispasmodiques, apéritives et soporifiques.

De même, le nénuphar blanc, lys des étangs, lune ou volant d'eau, plateau, blanc d'eau ou nymphaea ( Nymphaea alba ) , plante aquatique de l'Europe, de l'Asie occidentale et de l'Afrique du Nord, spontanée dans les petits lacs, les étangs et les marais, et très souvent cultivée dans les bassins des parcs et des jardins, a été considéré, depuis l'Antiquité, comme une plante anaphrodisiaque, ou plus précisément comme un sédatif efficace de l'excitation sexuelle.

L'action est due principalement à un alcaloïde, la nupharine, contenu dans le rhizome, substance qui est à la base de la préparation d'une infusion et d'un sirop.



La rue officinale, rue fétide, rue des jardins ou herbe de grâce (Rufa graveolens), de la famille des Rutacées, est à utiliser avec beaucoup de précautions. En effet, des doses excessives peuvent provoquer de graves troubles ou des intoxications, même mortelles, accompagnées de convulsions, de vertiges et de gastro-entérites aiguës.

Les données sur la rue sont nombreuses et anciennes. Considérée comme anaphrodisiaque, on la cultivait au Moyen Age à proximité des couvents, et les moines, pour rester chastes, avaient l'habitude d'en consommer. C'est aussi un excellent emménagogue, un bon antihémorragique et antispasmodique, et, à doses toxiques, c'est un abortif terrible. On attribue aussi à la rue un faible pouvoir vermifuge.

Les parties de la plante qui ont ces propriétés médicinales sont les feuilles qu'il faut cueillir un peu avant la floraison et mettre à sécher rapidement à l'ombre. Elles contiennent un glucoside, la rutine et une huile essen­tielle qui leur confère leurs vertus; celle-ci est d'une structure très complexe, elle est surtout formée de méthylnonylcétone.

 




 
   
 
 
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