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Mazindol, posologie et contre-indications.

Sanorex  


Nom commercial:
Sanorex.

Ordonnance requise

Indications thérapeutiques
Le mazindol est utilisé comme aide temporaire au début d'un régime amaigrissant. Il doit nécessairement être associé à un régime faible en calories. Il agirait surtout en diminuant l'appétit.

Posologie habituelle
On emploie soit une dose de 1 mg (1/2 comprimé) 3 fois par jour avant les repas, ou bien 2 mg 1 heure avant le repas du midi.

Contre-indications
On évitera le mazindol si on souffre de diabète, de glaucome, d'hyperthyroïdie, d'hypertension grave, de décompensation cardiaque, de pression veineuse élevée, de schizophrénie, d'urémie, d'ischémie cérébrale, ou si on est très agité. On en évitera aussi l'usage après un infarctus du myocarde, si on a déjà fait une réaction allergique à ce type de médicaments et au cours d'un traitement avec le Parnate, le Marplan ou le Nardil, ou dans les 14 jours suivant l'arrêt de ces médicaments.

On veillera à ne pas l'utiliser durant la grossesse; il est lié à une augmentation des mortalités néo-natales et à des anomalies foetales, s'il est pris à forte dose. On ne le donnera pas aux enfants de moins de 12 ans.


Effets secondaires possibles
A part l'occurence d'une réaction allergique, les effets secondaires rencontrés ne demandent habituellement pas l'arrêt de la médication. Les plus fréquents sont de la nervosité, de l'agitation, de l'insomnie, de la constipation, de la sécheresse de la bouche et une accélération du rythme cardiaque.

On peut aussi expérimenter, quoique moins fréquemment, de la diarrhée, des étourdissements, une sensation de légèreté dans la tête, des maux de tête, des nausées, une exagération de la sudation, de la faiblesse, des vomissements, des douleurs ou des crampes à l'estomac, un goût désagréable, de la dépression, un embrouillement de la vision, des picottements dans les mains et de la difficulté à uriner. On a observé rarement de l'impuissance et des modifications du désir sexuel.

Interactions médicamenteuses
Le mazindol voit son effet stimulant augmenté par les autres médicaments stimulants, et son effet coupe-faim diminué par les phénothiazines. Il diminue l'effet antihypertenseur de la guanéthidine.

On devrait éviter de prendre le mazindol quelques jours avant une opération chirurgicale; s'il est utilisé en même temps que les anesthésiques généraux, il peut provoquer des troubles du rythme cardiaque.

Précautions
Ce médicament pouvant causer des étourdissements, on devra agir avec prudence si on a à conduire une automobile ou opérer une machine demandant de la précision.

Il faut savoir que le mazindol peut causer une dépendance physique et psychologique, avec apparition d'une réaction de sevrage lorsqu'on l'arrête. Le sevrage se manifeste alors par de la fatigue, de la dépression, et on peut en réduire l'importance en diminuant progressivement les doses.

On ne devrait pas non plus chercher à augmenter les doses; ce médicament perd la plupart du temps son efficacité après quelques semaines de traitement (environ 6), et il est inutile d'en augmenter la dose, car cela ne fait qu'accroître le risque de dépendance, mais pas l'effet.

Alternatives
Le mazindol ne devrait jamais être utilisé comme seul moyen pour perdre du poids, le seul effet qu'il a étant de diminuer légèrement l'appétit. Moins manger, manger des aliments à plus faible teneur en calories, faire plus d'exercice physique, souvent aussi modifier son attitude face aux aliments restent les seuls moyens efficaces pour perdre du poids.

Si on est trop gras, c'est qu'il y a des déficiences de ce côté et on a tout intérêt à procéder aux modifications qui s'imposent dans notre façon de vivre sans l'aide de médicaments, puisque ces modifications devront être permanentes si l'on ne veut pas réengraisser.

Jugement global
Le mazindol et tous les autres médicaments coupe-faim font partie de cette catégorie de médicaments dont l'existence n'est pas justifiée. D'une part, ils n'ont pas d'efficacité réelle appréciable; il est prouvé que les gens qui les utilisent ne perdent que quelques onces par semaine de plus que ceux qui ne les utilisent pas.

D'autre part, ils présentent un risque d'accoutumance et de dépendance qu'on ne peut nier. L'effet stimulant qu'ils provoquent et le sentiment dépressif qui suit souvent leur arrêt rendent leur usage hasardeux et délicat. On risque de se retrouver avec, en plus du problème d'obésité, un problème de dépendance médicamenteuse.



 
   
 
 
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